Voici l'introduction de l'homélie du Père Neumannpour la Messe du Festival du Film,
proclamée le dimanche 20 Mai 2008
à l'église Notre-Dame de Bon Voyage.
C’est en cette fête de la Sainte Trinité que nous accueillons ici, en cette église de Notre-Dame-de-Bon-Voyage, le 61ème festival du cinéma. C’est dans la confession de notre foi trinitaire que nous célébrons cette Eucharistie dominicale pour tous ceux et celles qui, avec nous, reconnaissent la singularité du christianisme qui s’exprime en cette affirmation jamais démentie « Dieu est Amour ».
L’Eucharistie rappelle et actualise la grande geste divine qui, en Jésus Christ, conduit l’homme, tout homme, de la tristesse à la joie, de la beauté périssable à la Beauté suprême qui est communion intime avec le Père, le Fils, le Saint Esprit.
Soyez donc les bienvenus, fidèles connus et inconnus, hommes et femmes de bonne volonté qui recherchez à travers l’image, non seulement le beau, mais le vrai, qui pressentez que le virtuel ne peut faire abstraction du réel, qu’il y a plus de vérité dans l’œil qui contemple la nature en son ensemble, et l’humain en particulier, que dans toutes les techniques, imageries et machineries, si développées soient-elles.
Nous devons découvrir les uns et les autres que la « beauté véritable est au terme des choses » et ce, pour tous, croyants et incroyants sans exception, en prenant la voie que nous trace Platon dans les transcendantaux que sont le Bien, le Beau, le Vrai.
Le cinéma exerce une fascination sur toute personne sensible à la réalité du monde où se mêlent inextricablement bien et mal, beauté et laideur ; mais cette fascination ne peut oblitérer la recherche de sens et donc de vérité qui est contenue dans ce monde et dans l’homme qui l’habite.
Beauté et vérité ne peuvent être dissociées sous peine de réduire le cinéma à n’être plus qu’un « délassement pour ilotes ivres », selon le mot connu et fâcheux de l’écrivain Georges Duhamel.
Cette vérité, nous devons la confesser avec grande humilité, mais aussi avec fermeté, courage, sans aucun complexe, car nous savons le nommer : Jésus Christ, le Seigneur.
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